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Trentaine ordinaire

Petit journal extime d'un trentenaire ordinaire        

mercredi 16 mai 2012

Bien-être

Soirée sans les enfants : un peu de noix de Saint-Jacques, un peu de saumon, un peu (bon ok: une bouteille) de Crémant
et pour après soirée sexe (bon ok "soirée" est un grand mot, si ça dépasse 1 heure c'est déjà pas mal du tout).

Sauf qu'une fois installés confortablement dans le grand lit, ma femme, tout en restant dans mes bras, s'est laissée glisser dans ceux de Morphée.

Et ben figurez-vous que je n'ai même pas été (réellement) déçu, je me suis moi aussi laissé tenter et ai rejoint cette partie à trois.

Un doute me taraude tout de même:
Quand on se permet de faire l'impasse sans contrariété sur une soirée sexe, est-ce révélateur que le couple va bien ou à l'inverse qu'il va mal[1]?


Notes

[1] question théorique car je connais ma réponse: je suis bien dans mon couple ET dans ma femme

jeudi 10 mai 2012

In your face-book!

Ce dimanche, nous prenons/trouvons le temps d'appeler des amis (distants de 200 km) dont nous étions sans nouvelles depuis 3 mois.

Verdict: "Ah, on pensait que vous nous faisiez la tête, une fois sur Facebook j'ai vu que tu t'es déconnecté quand je suis arrivé"

Punaise mais c'est quoi ces gamineries???
Ou est-ce moi qui ne suis plus dans mon époque?

On n'existe pas si on ne poste pas?[1]

Franchement il y a des jours où je me sens vieux,
d'autres où je me dis que j'ai de la chance d'être assez occupé pour ne pas avoir à faire passer le temps en me plantant devant un écran.


Notes

[1] je parle de vie réelle, pas de vie de blogueur où là effectivement l'existence est corrélée aux nombres de billets et commentaires

mardi 24 avril 2012

Lutte des classes

Une dizaine de mois seulement que je prends le TGV sur 2 fois 400 km par semaine (environ 03h30 par voyage, soit 1 journée par mois passée dans le train)
et déjà je hais les 1ères classes…

Leurs sièges confortables,
leurs prises électriques[1]
et que sais-je encore que je n'imagine même pas.

Y a-t-il un candidat qui promette le confort de la 1ère classe à ceux de la 2nde?
Si oui, il aura mon bulletin.

Bon ok, ce billet était surtout histoire de faire un jeu de mots sur "classe",
n'empêche que je comprends trop bien comment une très forte minorité arrive à voter aux extrêmes,
rien que par comparaison de ce qu'ils peuvent voir de disponible pour les autres, qu'ils n'auront jamais et que ce qu'ils ont n'est pas suffisant.

Notes

[1] 03h30 de trajet avec une batterie qui tient 03h15 de lecture de vidéos, c'est assez frustrant!

jeudi 29 mars 2012

La révélation du buisson

En ces temps troublés par la politique et la religion, je voulais vous faire part d'une crise de mysticisme.

Tandis que je mignotais ma femme [1],
mon esprit coulant sous les abus de sensations tactiles, gustatives, odoratives, visuelles et auditives[2] (et même imaginatives),
avec au premier plan cette toison affriolante[3][4]
j'ai eu cette révélation toute Moïsienne de la véritable nature du buisson ardent.

Pfff, quand je pense que cela fait des années que je trouve ridicule de parler à Dieu via un arbuste (même enflammé)
alors que ce n'était qu'une métaphore amoureuse de plus.

Dieu est dans la femme: la Bible le dit et Courbet l'a peint[5].

Notes

[1] mes abdominaux demandaient un répit (saloperie de quarantaine qui approche)

[2] vive les femmes fontaines

[3] je ne comprends pas cette nouvelle génération qui préfère un espace glabre: cela me semble tellement technique, sans saveur

[4] en même temps il y a 2 générations, les hommes ne se voyaient pas sans moustaches

[5] et moi je l'ai photographié, mais c'est pour mon usage personnel

jeudi 8 mars 2012

Journée de la femme

J'ai regardé hier le documentaire "la domination masculine".
La 2ème partie était assez orientée "violence physique" et c'est tellement éloigné de mon quotidien que cela m'a autant touché que la guerre au Darfour.

En revanche, même si dans ma vie personnelle je fait j'essaie de faire attention aux stéréotypes "maman au foyer et papa au travail", j'ai été scotché[1] par les exemples présentés dans les 1ère minutes dont je n'avais pas encore réalisé le conditionnement sociétal:
Prenez un nourrisson de 6 mois qui pleure: d'un garçon on dira qu'il est en colère, d'une fille qu'elle est triste
Prenez l'imageographie fenêtre-enfant: un garçon à sa fenêtre est un puni qui veut aller dehors, une fille à sa fenêtre est en train de rêver.

A part cela, j'ai effectué une action féministe hier: j'ai demandé à faire modifier une procédure interne à notre entreprise (diffusée le matin même) où les intervenants était des "hôtesses d'accueil" et des "assistantes".
Ce qui m'a chagriné, c'est que l'équipe communication est tout de même constituée de 14 personnes (1 seul homme, le webmestre) et que c'est moi qui doive monter au créneau.

Sincèrement bien souvent je pense que beaucoup de femmes ne méritent pas le féminisme,
cela me fait trop penser aux gens qui ne font jamais la grève mais qui sont les premiers à réclamer ce que les autres ont réussi à obtenir.


Notes

[1] malheureusement c'est le seul moment du documentaire

mardi 21 février 2012

Déteindre

13 ans que nous nous sommes rencontrés la future madame Jid et moi, il y a eu des hauts, il y a eu des bas (plus de bas que hauts me semble souvient-il, mais sur la durée nous sommes restés dans une moyenne haute).

Et en repensant à la maxime suivante "Les hommes épousent les femmes en pensant qu'elles ne changeront pas, les femmes épousent les hommes en pensant qu'ils changeront.", je me suis demandé en quoi j'avais changé en 13 ans.

Physiquement j'ai peu évolué: toujours 1m86, oscillant entre 85 et 90 kg, j'ai encore mes cheveux
et comme je n'ai jamais été sportif, je n'avais pas de masse musculaire à transformer en gras (donc j'ai une toute petite bouée).
En revanche, je suis devenu un peu plus velu, pas Demis Roussos non plus, mais sur la poitrine je suis passé de 3 poils à une véritable croix[1].

Moralement je suis toujours aussi pantouflard, toujours capable de rester un repas entier sans parler (en appréciant le silence, pas en faisant la gueule).

En bref, pas le genre aventurier/bad boy ou plein de surprises, juste un gars gentil et tendre[2].

Donc oui effectivement je suis resté globalement la même personne en 13 ans.

N'empêche que ma femme a déteint sur moi sur plusieurs aspects:
- j'utilise beaucoup plus souvent le téléphone pour gérer l'administratif (avant c'était une lettre ou un mail et j'attendais plusieurs semaines avant de décrocher le téléphone).

- je souris et dis "bonjour" aux gens de façon spontanée et sincère (par exemple, j'ai remarqué que certains vigiles et serveurs de mon restaurant d'entreprise me reconnaissaient et me faisaient un sourire aussi, sourire qu'ils ne donnent pas à tout le monde[3])

- je ne suis plus un maniaque de l'horaire: avant je devais avoir 15 minutes d'avance minimum à un rendez-vous, maintenant je m'en ficherais presque[4].
Je me suis rendu compte que j'ai stressé toutes ces années pour rien; jamais un quelconque retard n'a prêté à conséquence (nous n'avons pas perdu d'amis, les spectacles n'ont jamais commencé à l'heure exacte, les restaurateurs nous ont attendus,..)

Quand je vois des couples de connaissances où ce sont les défauts de l'un qui déteignent sur l'autre (notamment la méchanceté, l'avarice,…) je suis finalement bien content avec ce que j'ai récupéré.


Notes

[1] Dommage que je n'ai ni les pectoraux, ni les abdominaux pour la mettre en valeur

[2] mais chiant, dans le sens "sans initiative"

[3] sauf à tout ce qui porte une jupe ou un décoletté, mais c'est un autre sujet

[4] tant que c'est non professionnel

mercredi 15 février 2012

Repenser le mariage 3/3

Un 2ème texte sur ce qu'est le mariage pour l'état.

Le mariage est un acte public, juridique et solennel par lequel un homme et une femme s’engagent l’un envers l’autre dans la durée, devant et envers la société, pour fonder ensemble un foyer. En se mariant, les époux font ensemble une double démarche.
Ils acceptent et reconnaissent l’institution du mariage et la loi commune qui la régit, mais en retour, ils demandent à la société de reconnaître l’existence et la valeur de leur engagement mutuel et de leur assurer la protection de la loi. Le mariage civil, qui n’est pas une simple formalité administrative, ne commence et ne s’achève pas le jour de la cérémonie

Ma compréhension est que le mariage civil est tout simplement bonnement un contrat juridique de création d'entreprise[1].

Je répète pour les romantiques:
Le mariage civil est une création juridique destinée à faciliter le transfert de patrimoine.

Il n'y a aucune mention de notion du sentiment d'amour (et encore moins réciproque), ce n'est que du fric!!! (et un peu de patronymie pour ceusses qui sont nés quelques part).

Je demande la création d'un nouveau statut d'entreprise par exemple Société Civile Familiale (SCF) où les contractants s'engagent à créer un foyer (et à ne pas faire partie d'une autre SCF).

La contribution de chacun pourrait être pécuniaire (versement d'un apport et/ou d'une rente- rente quantitative -une certaine somme d'argent- ou qualitative – un pourcentage de ses revenus)
mais surtout autre: notamment travailler pour le foyer –tâches ménagères, bricolage, ramener de la nourriture , des objets,....

En gros, c'est le concept des droits et devoirs du mariage civil actuel basés sur les facultés respectives,
mais avec 2 différences significatives
- le sexe des contractants n'est pas pris en compte
- le nombre de contractants n'est pas limité (à 2)

Je ne vais pas développer le potentiel de ces SCF car on pourrait en faire un livre[2] mais cela ne s'arrête pas à l'union de personnes de même sexe (et la possibilité d'adoption),
je pense par exemple à la possibilité pour des personnes célibataires[3] de s'occuper de leur neveux/nièces[4].

Mon idée est surtout la création de foyers stables sur plusieurs générations (un peu comme les ferme d'autrefois où plusieurs générations/couples/familles vivaient les une sur à côté des autres et travaillaient ensemble): pour moi une société stable s'appuie sur des communautés stables qui s'appuient elles-mêmes sur des familles stables[5]


Notes

[1] pour le statut EIRL, SARL ou autre je laisse réfléchir les juristes et les économistes

[2] (cf Révolte sur la lune de Robert Heinlein)

[3] pas spécialement homosexuelles, il y a aussi par exemple celles qui ne veulent/peuvent pas se mettre en couple, veulent/peuvent pas avoir d'enfant

[4] génétiquement cela fonctionne très bien: plutôt que de se prendre la tête à faire des enfants soi-même pour transmettre la moitié de son patrimoine génétique, on s'occupe à temps réduit de personnes qui en transmettent (au moins) le quart et c'est déjà pas mal

[5] et la famille nucléaire parents+enfants n'est pas (suffisamment) stable: c'est prouvé par les statistiques

mardi 7 février 2012

La drague à la vieille trentaine

A part une petite bouffe entre amis de temps en temps, je ne sors pas de mon trajet boulot-dodo: je ne vois pas pourquoi j'irai faire un tour en "célibataire" dans Paris.

Franchement pourquoi irais-je draguer[1]?
Quand je regarde une liste simpliste des probabilités existantes, l'avantage ("tirer un coup") se sent bien faiblard par rapport aux inconvénients.

Cas 1: Je rentre bredouille
Un bon coup de claque à l'égo, sans façon merci.

Cas 2: J'arrive à pécho un plan cul
Je n'ai pas mis de préservatifs depuis plus de 10 ans, rien que de penser à en remettre me rebute.
En plus depuis plus de 10 ans que je ne pratique que ma femme, ça sent le stress et la sous-performance d'essayer un modèle en attente d'un certain minimum (puisqu'à l'aise avec un plan cul).

Cas 3: Je tombe sur un plan amoureux
Là c'est la grosse merde.

Cas 4: Un plan gay me pécho
Là c'est la grosse merde aussi

Cas 5 : Un plan à trois
Eh! Finalement, bonne idée cette liste.
J'ai qui comme couple d'amis que ma femme ne connaît pas?


Notes

[1] oui je sais qu'il existe de multiples soirés cul-turelles sur Paris, mais là je réponds aux personnes qui m'assènent des "alors tes soirées célibataires?" avec un oeil grivois et envieux

lundi 30 janvier 2012

Repenser le mariage 2/?

Il me semble que les principaux arguments de la négation aux droits des homosexuels de se marier sont:

1) Le bien-être de l'enfant qui aurait besoin pour se développer mentalement de références sexuées pour ses parents.
En fait de références sexuées, ce sont surtout des comportements dont il est question "papa (fouettard) au boulot et maman (douce) à la maison", pour que la société soit bien rangée.Chaque chose à sa place et surtout une seule place pour chaque chose.
Je m'inscris en complète opposition en cette vision unique des capacités des hommes et des femmes, ainsi qu'à leur place prédestinée dans la société.

2) Le fameux verset du Lévitique chapitre 18, verset 22 : "Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme ; c'est une abomination"[1].
On peut essayer de le ridiculiser en le mettant à côté du chapitre 18, verset 29 "Vous ne tondrez pas en rond votre tête et tu n'enlèveras pas les côtés de ta barbe"[2]

Personnellement je prends le 18:22 au pied de la lettre: ok c'est une abomination! Bon et alors?
La réponse est lapidaire (dans le sens "concis", pas dans le sens "lapidation pour les coupables") Lévitique chapitre 18, verset 29:
"Car tous ceux qui auront commis quelqu'une de ces abominations, ceux qui auront fait cela seront retranchés du milieu de leur peuple."

Punaise, fait chier tiens, je ne vais plus avoir le droit de me mettre au 1er rang à la messe[3].

Si si, moi c'est comme cela que je le comprends: "retranchés du milieu de leur peuple", cela ne veut pas dire "mis à mort" ou "torturé", ni même "exclus"
cela veut seulement dire "ne plus être pris comme (bon) exemple".

Notes

[1] Le "; c'est une abomination" ne concerne pas que le 18:22, il est mis à la fin du 22 mais concerne tous les versets du 6 au 22

[2] Cherchez sur le net, il y a plein de versions, toutes autant de mauvaises fois les unes que les autres

[3] pas à cause du verset 22 mais à cause du verset 19 "Tu ne t'approcheras point d'une femme pendant son impureté périodique pour découvrir sa nudité"

jeudi 26 janvier 2012

Repenser le mariage (1/?)

Un des écrans de fumée de la présidentielle 2012 est le mariage entre homosexuels: on nous bourre le mou comme quoi la société (française) s'effondrerait sur elle-même si l'état (français) acceptait de telles unions.

Reprenons au tout début avec un premier texte: la préséance du mariage civil sur le religieux.

Tout ministre d'un culte qui procédera, de manière habituelle, aux cérémonies religieuses de mariage sans que ne lui ait été justifié l'acte de mariage préalablement reçu par les officiers de l'état civil sera puni de six mois d'emprisonnement et de 7500 euros d'amende.

Pour moi ce texte est issu de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, ce qui nous ramène tout de même quelques siècles en arrière lorsque les politiques ont pu/voulu reprendre le pouvoir aux religieux.

La laïcité étant maintenant un concept acquis en France, je demande l'annulation de la dépendance entre les différents mariages.

Je veux que les personnes puissent se marier devant un prêtre (chrétien, musulman, juif, bouddhiste, Elvis,…) sans le préciser à l'Etat.

Je veux que les personnes qui se marient civilement demandent à l'être pour les garanties (et devoirs) que précise la Loi,
et non car c'est une obligation pour pouvoir obtenir la belle cérémonie dans une église.


Je suppose que l'on va me rétorquer des trucs du genre "porte ouverte à la polygamie et à la répudiation".
Rien à fiche: l'Etat n'a pas à se mêler des choix de vie des gens, il n'a à intervenir que s'il y a mauvais traitements (moraux et/ou physiques).


mardi 24 janvier 2012

Alors ta vie de célibataire?

C'est la nouvelle question à la mode que je subis régulièrement:
"Alors ta vie de célibataire sur Paris?"

Avec le plus souvent soit un sourire grivois ("tu as de la chance d'avoir du temps pour draguer"),
soit un sourire condescendant ("tu es bien tranquille sans tâches ménagères et parentales").

Et selon le sourire on voit l'inconscient de l'interlocuteur qui transparaît (anecdote en passant: le sourire grivois n'est pas exclusivement masculin).

C'est assez triste de se rendre compte que la majorité des gens se focalisent sur le côté "devoirs/inconvénients" de la vie de famille et subliment les soit-disant avantages de la vie de célibataire: je conçois qu'ils soient fatigués et aspirent à moins de routine, mais c'est dommage et un peu trop facile de prendre en bouc-émissaire la vie de famille au lieu de faire des efforts pour s'aménager des plages de temps "égoïstes".

Voilà c'était ma minute "Si vous passez votre temps à renifler le cul des autres, c'est que vous ne bougez pas assez le vôtre"[1]

Notes

[1] mais bien entendu chers lecteurs, vous n'êtes pas visés

jeudi 19 janvier 2012

Parenthèses

Cela fait un gros trimestre que nous avons réellement commencé notre nouvelle vie et ce rythme bizarre où je suis absent de la maison 3 nuits sur 7[1].

Et pour qualifier ma vie, je n'arrive pas à trouver d'autres mots que "floue" voire "éthérée" (mais là ça fait chochotte)

Ne tombons pas dans la psychologie de comptoir: enfant de divorcés, je me suis construit autour de ma famille et je n'existe qu'à travers elle...

Tout simplement je n'ai jamais été un noceur, ni un séducteur[2].

En rajoutant un pincée de radinerie parcimonie là dessus, en semaine je me retrouve dans mon petit studio et je ne fais… rien.

Bien entendu, je fais passer le temps: je regarde la télé, me sers de mon ordinateur, lis un peu….

Mais il n'y aucune plus-value à ces actions: quand je regarde la télé avec ma femme, c'est pour me relaxer, si je regarde la télé quand je suis seul, c'est que je n'ai rien de mieux à faire.
(j'en viens même à regarder ARTE maintenant).

Comme en plus j'ai une charge de travail assez conséquente ces temps-ci, les semaines passent à une vitesse folle.

Allez, j'espère qu'avec ce billet, je vais réussir à raccrocher à mon blog, je suis tout triste de le voir désséché.[3]

Notes

[1] Rappel: je suis sur Paris du mardi –départ 06h00- au vendredi -retour 21h00

[2] En revanche un dragueur, oui, quand j'étais damoiseau et saturé d'hormones- mais bon de toutes façons j'étais tellement mauvais que je ne me rappelle pas avoir une fois réussi à sortir avec une fille que j'avais draguée

[3] A part cela, "la bonne année" et tout le toutim hein!

mardi 13 décembre 2011

Préchauffage

Toutes[1] les femmes que j'ai connues bibliquement connaissent l'importance des préliminaires dans leur libido.

Une femme ça se chauffe doucement et elle vous en voudra si jamais vous allez trop vite au but (le vôtre).

Alors pourquoi ne sont-elles pas capable de comprendre que cela ne sert à rien d'ouvrir à fond les robinets des radiateurs?


Notes

[1] D'un point de vue statistiques, ça ne vaut rien: on est loin, très loin, très très loin d'un échantillon représentatif de 1.000 personnes

mercredi 7 décembre 2011

Relativisme ou neurasthénie?

Je me suis rendu compte récemment que j'avais arrêté d'être cynique, l'âge sûrement.

Vers 20 ans, j'avais l'humour piquant méchant un peu comme dans Ridicule:
je faisais de l'esprit en me moquant des gens, genre si quelqu'un se plaignait des escaliers de la fac, je lançais "ça te fera maigrir du cul"(quelque soit la taille du popotin de la personne, c'est le côté rapidité de la répartie qui compte, et non la vérité, surtout pas la vérité).

Pas spécialement fin mais pas si facile que cela, et souvent salué par quelques rires alentours.

Vers 25 ans, j'ai arrêté presque net: ayant reçu une vacherie pendant une danse, ma partenaire a répondu d'un air blessé "Pourquoi tu me dis un truc méchant? Je ne suis pas méchante avec toi!"
Déclic dans ma tête, oui j'ai un humour méchant, humour que je me tiens de mon père, qui m'a élevé aux "ce n'est pas la taille de son cerveau qui l'empêche de grandir" "il a tellement de boutons d'acné que l'on dirait une calculatrice"et autre "18 sur 20! Pourquoi tu n'as pas eu 20?"

Je suis alors passé au mode cynique, toujours avide de réparties (à table dans ma famille, si tu ne parles pas, tu es pris pour cible par les autres convives), cherchant à être l'avocat du diable ou au minimum à relativiser la pensée de l'autre.

La quarantaine approchant à l'horizon, je me sens bien dans ma peau, j'ai mis mon orgueil de côté et je me fiche des autres
Car je me suis rendu compte qu'ils se fichaient tout autant de moi.

La plupart des conversations ne sont là que pour meubler le silence, il ne sert à rien de vouloir gagner l'argumentaire:
si pour toi il est important de te sentir plus intelligent que ton collègue (ou pire, de ton voisin de train que tu ne reverras jamais), je suis désolé pour toi, c'est juste que tu as foiré ta vie et que tu ne t'aimes pas.

Votre attention et considération ne sont pas inépuisables, réservez-les à vos proches, ceux qui partagent votre vie, pas à ceux qui croisent votre ligne temporelle.

Aux gens curieux, n'hésitez pas à répondre des platitudes, voire des calembredaines: ce ne sont pas des psy, ce n'est pas la vérité qu'ils veulent entendre, seulement des histoires.

Faites juste une exception aux gens qui ont besoin d'aide (votre collègue en train de divorcer a besoin d'écoute) ou aux gens gentils (si, si ça existe, des gens qui s'inquiètent sincèrement pour tout le monde).


Jamais je n'aurais cru dire cela, mais effectivement certains cours de français, si rébarbatifs qu'ils aient été, finissent par porter des fruits:

Il faut cultiver notre jardin.







mercredi 30 novembre 2011

Neutrisme

J'aspire au neutrisme: j'en ai marre de ces sempiternels verres à moitié plein et surtout à moitié vide.

Ok c'est la "crise[1]" et il est rare de tomber sur quelqu'un qui soit d'un parfait optimiste.
Mais est-ce vraiment une raison pour tomber dans le pessimisme?

Je revendique le droit à ne pas manger avec mes collègues un midi sans que l'on pense que j'ai des soucis à régler (pour eux, il serait plus logique d'avoir une amante que de vouloir manger seul pour lire tranquillement).

Je revendique le droit à rester silencieux une petite demi-heure sans que l'on s'interroge sur mon état de santé (Il y a des gens qui ont une vie intérieure[2], merde!!).

Le neutrisme ce serait de pouvoir entendre quelqu'un te dire que son chien est mort 8 ans auparavant sans être obligé de se fendre d'un larmoyant "Je suis désolé"
Mais bordel, en quoi suis-je désolé? Ce n'est pas de ma faute!!
"Triste et/ou compatissant", encore je veux bien, mais "désolé", franchement non je ne le suis pas.

Le neutrisme c'est, pour une amie qui raconte qu'elle a été violée, être capable de seulement demander si son mental tient le coup (au lieu de lui demander des détails- n'empêche que flûte j'ai aucun détail, ça a aussi des côtés nuls le neutrisme).

Le neutrisme, ce serait aussi quand quelqu'un raconte qu'elle est enceinte éviter soit de se mettre à pleurer de joie pour elle (véridique), soit à avoir peur pour, au choix ou dans sa globalité, sa carrière, sa santé, son couple, son accouchement, son aîné,…

Allez, faites comme moi, rejoignez le neutrisme, vous ne le regretterez pas (et le moral de vos proches non plus).


Notes

[1] En passant, pour moi une crise contient une notion temporelle passagère, depuis le temps qu'elle est là la crise devrait changer de nom

[2] ok il y a aussi des gens qui ne pensent à rien

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